Tisser le lien

Tisser le lien

 

Porter son bébé à bras est un réflexe inné quand il pleure ou a du mal à s’endormir. Quand l’exercice dure longtemps, les bras, les épaules, la nuque, le dos souffrent, et notre relation avec bébé aussi. On commence à lui en vouloir, et à prendre pour un caprice ce qu’on sait au fond de soi être un vrai besoin de contact et de réconfort. Dur de résister aux remarques assassines de l’entourage qui voudrait qu’on le laisse pleurer seul dans son lit « pour lui faire les poumons »!

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Echarpe de portage stretch Je Porte Mon Bébé

En apesanteur…  
La découverte du porte-bébé physiologique est souvent une révélation…
Personne n’oublie la toute première fois où il a glissé son bébé dans une écharpe de portage nouée tant bien que mal en suivant un mode d’emploi ou les instructions de la monitrice. Il y a toujours ce moment: « Ah ben ça alors! Il est tout léger, je ne sens pas son poids ». Puis juste après, instinctivement, les caresses. Cette petite boule de bébé tendresse, c’est le même que le bébé-caprices juste avant. Sauf qu’il ne nous fait plus mal. Il se love, s’installe, s’arrondit, et le parent l’accueille, ajuste le tissu, l’entoure de ses bras qui, ne servant plus à soutenir, peuvent enfin câliner. Bébé s’endort en quelques minutes, parfois avant même la fin de son installation.

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VESTE DE PORTAGE STELLA ANTHRACITE-TURQUOISE – CALI CALO

Libres, ensemble
Les premières sorties aussi sont inoubliables. Bébé et papa ou maman emmitouflés dans un même manteau, on savoure cette incroyable légèreté, cette facilité à monter et descendre instantanément dans le bus ou le métro, à passer dans les travées étroites des magasins, à passer les obstacles sur le trottoir. Par-dessus tout, on savoure d’avoir la petite tête douce et chaude de bébé nichée contre sa poitrine, à portée de bisous, et comment s’en priver… Son odeur, sa respiration, ses petits bruits, ses mouvements dans son sommeil…
Un nid familier
Notre bébé retrouve, on le sent, tout un univers familier de sa vie prénatale. Notre voix, notre odeur, les battements de notre coeur, il les connait bien. Tout son corps contenu, moulé dans le tissu, il ressent la même sécurité qu’au creux du ventre de sa maman.

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Physiocarrier JPMBB

Apprivoiser son bébé

Au fil des jours, on se surprend à se sentir enfin… compétent. Compétent dans
l’installation du porte-bébé bien sûr, mais surtout compétent à répondre aux besoins, aux pleurs, aux appels de bébé. Passer du temps ensemble peau contre peau permet de détecter la demande avant même qu’elle ait besoin de s’exprimer par des cris. Une petite bouche qui se tourne, fouille la poitrine? Une tétée. Un petit nez qui se frotte contre nous? Une sieste. Un petit ventre qui se contracte? Un rôt, ou un massage du ventre. On ose le toucher, le manipuler, on ne le trouve plus si fragile, et on s’entend dire « MON bébé, MON enfant, MON fils/MA fille ».

Le lien s’est fait, tout naturellement. On deviendrait même indulgent avec nos ratages de jeunes parents. Il ne se porte pas si mal, ce bébé…

Janvier 2011, Réalisé par: Marianne Corrégé, monitrice de portage